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Quel est le coût réel d’un radar flambant neuf et de son remplacement en cas de destruction ?

Catégorie(s): amendes, contestation

Alors que le nombre de radars automatiques vandalisés ou détruits augmentent, et désormais plus seulement en Bretagne mais un peu partout en France, certains se demandent quel va être le coût de ces destructions et qui va les payer…

La réponse est assez simple : un équipement public détruit ou vandalisé est remplacé avec l’argent des contribuables…

cout de destruction d'un radar

Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’un radar automatique n’est pas peu cher ! Voici les chiffres rapportées par le journal Le Monde :

  • radars « fixe double face » (35 000 euros de coût d’installation ramené à l’unité).
  • radars « mobiles-mobiles » (70 000 euros).
  • radars « vitesse moyenne » (64 000 euros).
  • radars « chantier » (60 000 euros).
  • radars « feux rouges » (120 000 euros).

Mais le coût de remplacement ou de réparation est légèrement inférieur au prix d’un radar flambant neuf (sans mauvais jeu de mot…) : La préfecture évoque un coût de remplacement de l’ordre de 30 000 euros par radar automatique détruit d’après Le Monde… mais selon le média on obtient des chiffres différent : France TV parle de 20 000 euros pour remplacer un radar automatique…

Avec un nombre de 46 radars vandalisés, la facture se monterait donc à un total oscillant entre 920 000 et 1,38 millions d’euros. Mais bien sûr certains de ces radars nécessiteront certainement juste un petit nettoyage car ils ne semblent pas tous avoir été détruits par le feu !

En ce qui concerne les portiques écotaxe, c’est une autre histoire : ils vaudraient entre 500 000 et 1 million d’euros pour chaque portique !

Primo, ces tarifs (faramineux !) démontrent aisément combien la répression routière est un « business » plutôt qu’une action de lutte contre les accidents. Ce sont des marchés (juteux) que quelques rapaces bien introduits se sont partagés grassement. Ce qui explique largement les couts invoqués.
Or ces technologies, qui découlent de l’industrie militaire (radars et calculateurs pour le guidage, la poursuite, le suivi de terrain) a bien été amortie depuis longtemps. Cette déclinaison au trafic routier est bien plus simple que l’usage « aviation », or les prix imposés restent exorbitants. Cherchez l’erreur !

Secundo, il suffit de quelques flashes des radars toujours actifs pour très vite récupérer de quoi en financer d’autres. Et c’est la seule politique qui a été envisagée ! Il n’y a qu’à voir la prolifération des radars et l’évolution qu’ils ont connu depuis que le principe de la « sanction automatisée » (2002) a été imposé.
En moins de 600 flashes, on finance un des radars les plus chers et les plus souhaités. Or, certaines cabines flashent 400 à 500 fois PAR JOUR. Il n’y a donc pas de souci à se faire, un radar détruit n’est JAMAIS un cout ; tout juste un manque à gagner.

Le pire de tout, c’est que l’argent récolté n’a pas été investi dans la sécurité routière, ni dans la prévention/communication/pédagogie, ni dans l’amélioration des infrastructures. Loin s’en faut ! Et c’est là tout le scandale.

@lonewolf: merci pour cette analyse qui semble effectivement plutôt bien vue !

De rien.

Il est désespérant de constater en permanence que les médias, au lieu de jouer au Candide, se contentent de ne présenter qu’une facette des choses (uniquement celle qu’on leur présente, peut-être).

Pourtant, dire que ces dizaines de radars « agressés » ne sont d’abord pas tous définitivement cassés pour autant, et que les recettes d’un ou deux jours d’une seule cabine peut financer leur remplacement.

Par ailleurs, du point de vue sociétal, il serait temps de se demander pourquoi ce sont justement ces « radars » que l’on casse, lorsqu’un mécontentement populaire se fait jour.

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